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Freelance30 oct. 2026 · 7 min de lecture

Micro-entreprise, EURL, SASU ou portage : quel statut pour un freelance IT ?

Comparatif des statuts pour un freelance informatique : plafonds, protection sociale, charges et cas où chacun est pertinent.

La question à se poser d'abord

Le bon statut dépend de trois éléments : votre chiffre d'affaires prévisible, vos frais réels et votre niveau d'aversion au risque. Avec un TJM d'informaticien, le chiffre d'affaires grimpe vite, ce qui écarte souvent la solution la plus simple. Les règles évoluent chaque année : vérifiez les seuils sur le site de l'Urssaf et faites valider votre choix par un expert-comptable.

La micro-entreprise

C'est le statut le plus simple à créer et à gérer. Les cotisations sont calculées sur le chiffre d'affaires encaissé, sans déduction des frais.

Le plafond est fixé à 83 600 € de chiffre d'affaires annuel pour les prestations de services en 2026. À 500 € par jour, il est atteint en un peu moins de 170 jours facturés : un freelance à temps plein s'en approche très vite. La franchise de TVA s'arrête quant à elle bien plus tôt, avec un seuil de 37 500 € et un seuil majoré de 41 250 €.

Pertinent pour : tester l'activité, une activité complémentaire, ou un petit volume de missions.

L'EURL

La société unipersonnelle à responsabilité limitée sépare votre patrimoine de celui de l'entreprise. Un gérant associé unique relève en principe de la sécurité sociale des indépendants, avec des cotisations généralement plus faibles qu'en SASU, mais une protection moindre. Les frais réels sont déductibles.

Pertinent pour : un freelance installé, qui veut réduire ses cotisations et privilégie la rémunération.

La SASU

Le président d'une société par actions simplifiée unipersonnelle est assimilé salarié : il bénéficie du régime général, sauf l'assurance chômage. Les cotisations sont plus élevées sur la rémunération, mais les dividendes ne supportent pas les mêmes prélèvements qu'en EURL. Le statut est aussi bien perçu par les grands comptes.

Pertinent pour : un chiffre d'affaires élevé et une stratégie de rémunération mixte.

Le portage salarial

Vous trouvez vos clients et fixez votre prix, mais une société de portage vous salarie et facture à votre place. Vous conservez les droits d'un salarié, dont l'assurance chômage, contre des frais de gestion. Le Code du travail exige une expertise, une qualification et une autonomie suffisantes, et limite à 36 mois la durée de recours à un même salarié porté par une entreprise cliente.

Pertinent pour : démarrer sans créer de structure, sécuriser une transition ou une mission unique. Estimez votre net avec notre simulateur.

En résumé

  • Vous testez : micro-entreprise ou portage
  • Vous voulez la sécurité du salariat : portage salarial
  • Vous dépassez durablement le plafond micro : EURL ou SASU
  • Vous avez des frais importants : société plutôt que micro-entreprise

Dans tous les cas, souscrivez une responsabilité civile professionnelle : elle est souvent exigée par les clients avant le démarrage.

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